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Contribution de l'AECSE aux Assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche


Période :Du 31-10-2012au 31-12-2200
Auteur :Nassira Hedjerassi

L'Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences de l'Education (AECSE) existe depuis les années 1970. Forte de plus de 350 adhérents, elle regroupe essentiellement des enseignants-chercheurs, relevant de la 70e section du CNU, enseignant dans les universités françaises et dans les autres établissements d'enseignement supérieur. Elle s’adresse aussi à l’ensemble des chercheurs (collègues du CNRS et de l'IFE) et des doctorants travaillant dans le champ de l’éducation et de la formation.

 

Depuis sa création, l'AECSE mène un travail permanent de réflexion dans tous les secteurs où se déploient des activités éducatives : recherches en éducation et formation, formation des enseignants et éducateurs, formation des adultes, travail social, éducation familiale, éducation et santé, éducation à l’environnement, orientation et insertion professionnelle, mixité, technologies... Elle cherche à éclairer les débats éducatifs par un regard scientifique. Elle s’efforce de faire connaître l’enseignement et la recherche en éducation et en formation et de contribuer à leur développement.

 

L’AECSE est une instance de propositions donnant une perspective scientifique aux débats éducatifs. Elle s’engage sur des dossiers d’actualité (par exemple : sur la  réforme de la formation des enseignants, la réforme du statut des enseignants-chercheurs, l’évaluation et classification des revues du champ des sciences de l’éducation).

 À ce titre, l’AECSE entend se positionner sur des dimensions proposées dans le cadre de la consultation nationale et régionale : la réussite de tous les étudiants, la recherche.

 
Agir pour la réussite de toutes et de tous les étudiant-e-s

 Pour assurer la réussite des étudiant-e-s qu'elles et ils soient issu-e-s de la formation initiale ou qu'elles et ils soient des professionnels en formation continue, nous appelons à :

 - la nécessité d’une coordination structurée de l’offre de formation au sein des universités.

 - la nécessité de rendre possibles des évolutions de projets et de ménager aisément des passerelles de manière à offrir des parcours de formation alternatifs en cas de souhait de réorientation des étudiant-e-s vers d’autres cursus.

 La réussite de toutes et de tous passe par la variété des projets. Selon les projets des étudiant-e-s, une formation progressive sur l’ensemble du cursus (de la préprofessionnalisation en Licence, à la professionnalisation en Master), pourrait comprendre des stages de « pratique accompagnée », en responsabilité, susceptibles d’apporter aux étudiant-e-s, futurs professionnels, une indispensable expérience et s'appuyer sur l’élaboration d’un mémoire exigeant, destiné à construire une capacité réflexive à l’égard de la pratique, garante de réelles capacités de distanciation, d’innovation et de renouvellement des compétences.

 L’important est que, quel que soit son projet (professionnel, de recherche ou culturel), toute personne inscrite à l’université puisse se voir offrir un parcours adapté.

 Développer la pédagogie universitaire

 La réussite de toutes et de tous les étudiant-e-s passe, selon nous, par le développement de la pédagogie universitaire, ce qui doit permettre d'ajuster les modalités de formation aux étudiant-e-s, de faciliter leur parcours, de leur permettre de trouver du sens à leur formation, de développer leur intérêt et leur implication dans leurs cursus. Une formation de toutes et de tous les enseignant-e-s et enseignant-e-s-chercheur-e-s à la pédagogie universitaire, leur permettrait d'accompagner les étudiant-e-s vers la réussite et de développer des modalités d'évaluation valides, c’est-à-dire pertinentes et qualifiantes.

 Comme cela est développé dans d’autres pays (Suisse, Québec, Belgique…), chaque université devrait comporter un centre de pédagogie universitaire, qui offrirait des ressources à la fois aux personnels enseignants, mais aussi aux étudiant-e-s, ce qui favorisait des pratiques d’enseignement et d’apprentissage efficaces et novatrices. Ces centres ne sauraient se limiter à offrir des outils ou des techniques (recettes), forme que prennent actuellement en France les quelques expériences d’ouverture de centres de pédagogie universitaire, mais seraient clairement alimentés par des recherches spécialisées.

  Ambition pour la recherche

 La recherche constituant le deuxième axe du métier d’enseignant-chercheur (et le premier dans l'évolution de carrière), celle-ci doit être facilitée et les mesures doivent favoriser le lien formation - recherche.

 Il s'agit pour cela de :

 - faciliter les procédures d'engagement dans la recherche qui agissent actuellement au détriment de la recherche elle-même, en systématisant par exemple l’allégement de service au moment du recrutement, en favorisant les congés-recherche pour les personnels en retour de congés (maternité, maladie, etc.),

 - favoriser et développer la coopération et les rencontres entre chercheurs au niveau national et international,

 - développer la diffusion des connaissances et aider à la publication, en particulier dans d’autres langues, en offrant des services intégrés en soutien à la relecture et à l’écriture de textes,

 - limiter la compétition entre chercheurs et entre universités, en revoyant les procédures d'évaluation et les modalités d'attribution des crédits afin qu’ils profitent vraiment à toutes et à tous,

- disposer de personnels pour l’élaboration des projets, pour le travail de veille sur les appels à projets, etc.

Soutenir les recherches en éducation et en formation

 À l’heure où l’éducation est placée au cœur des préoccupations politiques, les recherches en éducation et en formation devraient être encouragées et soutenues par un certain nombre de mesures :

 - l’éducation devrait enfin être reconnue comme un domaine de recherches à part entière du CNRS. C’est une revendication ancienne de l’AECSE qui permettrait le développement de recherches en éducation et en formation de qualité.

 - en cohérence avec la priorité politique affichée pour l’éducation et la formation, un plan récurrent et ambitieux de financement en faveur des recherches en éducation et en formation, couvrant tous les secteurs (école, formation des adultes, etc.) devrait être programmé.

 - les recherches qui portent sur l’enseignement supérieur, sur les questions d’apprentissage, de pédagogie universitaire, sur les étudiant-e-s, etc. devraient être encouragées au niveau national, comme au niveau local pour éclairer et accompagner les actions à mettre en place, en particulier dans la perspective de la réussite de toutes et de tous les étudiant-e-s en Licence.

 - les futures Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ) devraient faire une large place aux recherches en éducation et en formation, s’adosser très clairement à l’ensemble des recherches qui se sont développées ces dernières décennies, en particulier au sein des IUFM, qui ont capitalisé un certain nombre de résultats et d’acquis (par exemple sur la formation des enseignants, sur des aspects didactiques…), sur lesquels il est impossible de faire l’impasse.

 Conseil d'Administration de l'AECSE



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